Outil gratuit · Calculateur de rentabilité

Combien rapporte vraiment un immeuble locatif au Québec ?

Calculez le cashflow réel d'un projet d'achat de plex, duplex ou triplex, en tenant compte de toutes les charges. Vous obtenez une lecture indicative de la solidité financière du projet. Et si c'est le bon moment d'aller plus loin, on peut vous mettre en relation avec un courtier hypothécaire spécialisé en immeubles à revenus, gratuitement, sans démarchage.

Sans inscriptionCalcul instantanéConçu pour les primo-acheteurs de plex
L'outil en trois étapes

Évaluer la rentabilité de votre projet en trois étapes

Profil financier d'abord, données d'exploitation ensuite, verdict cashflow à la fin. Les champs essentiels sont affichés par défaut ; les détails avancés (taxe d'eau, ascenseurs, équipement loc.) restent disponibles via un bouton repliable.

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Profil financier
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Votre immeuble
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Analyse finale
Étape 1 sur 3

Votre profil financier

On commence par établir votre capacité financière réelle pour mesurer l'impact du projet sur vos finances familiales. Aucune donnée transmise tant que vous ne cliquez pas sur « Mise en relation » à la fin.

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Conservez un coussin de sécurité.La mise de fonds est cruciale pour le calcul du cashflow, mais ne mobilisez pas toutes vos liquidités : gardez de quoi absorber 3 à 6 mois de charges en cas de vacance, de réparation imprévue ou de hausse de taux.
Méthodologie

Comment fonctionne le calculateur

Transparence totale sur les calculs. Aucun verdict n'est tiré d'un algorithme caché : tout repose sur trois couches de soustraction que vous pouvez vérifier vous-même.

01

Revenus bruts annuels

On additionne tous les revenus de l'immeuble : loyers résidentiels au bail, revenus commerciaux si présents, stationnements loués et revenus accessoires (buanderie, antennes, casiers). Pour un primo-acheteur de plex, l'essentiel se concentre sur les loyers résidentiels.

02

Dépenses d'exploitation

On soustrait toutes les dépenses récurrentes hors paiement hypothécaire : taxes municipales et scolaires, énergie payée par le propriétaire, assurances, déneigement, entretien général, gestion, plus les postes avancés si vous les saisissez. La récupération des dépenses (frais refacturés aux locataires) est portée en déduction.

03

Cashflow net et verdict

Du RNE annuel divisé par 12, on soustrait la mensualité hypothécaire (calculée par défaut à un taux fixe 5 ans de 4,69 %, amortie sur 25 ans). Le résultat est croisé avec votre reste à vivre familial pour produire un verdict indicatif en trois niveaux. Les seuils sont des repères : un courtier spécialisé affine selon votre dossier réel, votre stratégie (rendement vs création de valeur) et votre profil fiscal.

Avertissement raisonné.Cet outil est une aide à la décision, pas un avis financier. La fiscalité personnelle, le mode d'amortissement (la SCHL autorise 30 ans depuis le 15 décembre 2024 pour les acheteurs d'une première propriété et les acheteurs de propriétés neuves), la qualification du revenu locatif au prêteur, l'admissibilité aux programmes d'assurance prêt (SCHL, Sagen, Canada Guaranty) et les négociations sur le prix d'achat ne sont pas modélisés ici. Le calcul de la mensualité hypothécaire utilise un taux fixe et une durée d'amortissement standards à titre indicatif : les vrais chiffres dépendent de votre dossier au prêteur. La validation d'un projet réel nécessite l'analyse d'un courtier hypothécaire et, idéalement, d'un comptable familier des immeubles à revenus.
Aller plus loin

Comprendre la rentabilité d'un immeuble locatif

Trois concepts financiers à maîtriser pour ne pas se faire surprendre par les chiffres : le revenu net d'exploitation, le cashflow net mensuel, et les multiples de marché que tout vendeur citera tôt ou tard.

Le revenu net d'exploitation (RNE), socle de tout calcul

Le revenu net d'exploitation, ou RNE (en anglais : NOI, Net Operating Income), est le chiffre auquel tout investisseur immobilier revient en premier. C'est la différence entre les revenus bruts annuels d'un immeuble et l'ensemble de ses dépenses d'exploitation, hors paiement hypothécaire et hors impôts personnels. Il mesure ce que l'immeuble lui-même génère, indépendamment de la manière dont vous l'avez financé.

Pourquoi cette nuance est cruciale : deux acheteurs qui regardent le même triplex avec deux mises de fonds différentes obtiendront le même RNE, mais un cashflow net très différent. Le RNE caractérise l'immeuble. Le cashflow caractérise votre projet.

À retenir
RNE = revenus bruts annuels − dépenses d'exploitation annuelles (hors hypothèque). C'est le revenu de l'immeuble nu, sans considération de financement.

Le cashflow net mensuel, le seul chiffre qui dit si l'immeuble vous coûte ou vous rapporte

Le cashflow net mensuel correspond à ce qui reste, chaque mois, dans votre compte courant, après que l'immeuble a payé toutes ses charges et son hypothèque. Calcul simplifié :

Cashflow net mensuel = (RNE annuel ÷ 12) − mensualité hypothécaire

Un cashflow positif signifie que l'immeuble paie son hypothèque et vous laisse un surplus chaque mois. Un cashflow légèrement négatif (-50 à -150 $/mois) reste très courant en 2025-2026 pour des plex urbains avec mise de fonds standard : ça signifie que vous compensez la différence avec vos revenus personnels, acceptable si vous misez sur la création de valeur (remboursement du capital par les locataires, plus-value, refinancement futur), mais qui doit être conscient et borné dans le temps.

Un piège fréquent chez le primo-acheteur : confondre rentabilité brute (loyers annuels ÷ prix d'achat) avec rentabilité réelle. La rentabilité brute d'un duplex à 425 000 $ rapportant 28 800 $ de loyers annuels est de 6,8 %, ce qui paraît attractif. Mais après taxes (5 500 $), assurances (2 200 $), entretien (1 500 $) et hypothèque sur 340 000 $ amortie 25 ans (environ 23 100 $ par an au taux 2026), le cashflow réel oscille autour de −3 500 $ par an, soit −290 $ par mois. Le projet est défendable si vous ciblez la plus-value à long terme ; il l'est moins si vous comptiez sur l'immeuble pour financer votre retraite à court terme.

TGA et multiplicateur du revenu brut : les indicateurs de marché à connaître

Deux indicateurs reviennent constamment dans les discussions entre courtiers et investisseurs aguerris : le taux global d'actualisation (TGA), aussi appelé cap rate, et le multiplicateur du revenu brut (MRB).

Le TGA est le ratio entre le RNE annuel et la valeur de l'immeuble : TGA = RNE ÷ prix d'achat. Au Québec en 2026, les TGA observés sur les plex urbains varient typiquement entre 3,5 % et 4,5 % à Montréal et 5 à 7 % en région, selon le secteur, la qualité du bâtiment et le nombre d'unités. Un TGA élevé signifie que l'immeuble rapporte beaucoup par rapport à son prix ; un TGA faible peut indiquer un marché tendu où les acheteurs misent sur la plus-value plutôt que sur le rendement courant.

Le multiplicateur du revenu brut, lui, est le ratio prix d'achat ÷ revenus bruts annuels. Sur les plex montréalais, on observe couramment des MRB entre 14 et 22 selon les secteurs. Plus le MRB est élevé, plus l'immeuble est cher par rapport à ses revenus locatifs, et plus le cashflow risque d'être serré sans une mise de fonds substantielle.

Ces deux indicateurs sont utiles pour comparer rapidement plusieurs immeubles entre eux, mais ils ne remplacent pas un calcul de cashflow complet. C'est exactement ce que fait notre outil.

Exemple chiffré · Triplex Plateau Mont-Royal

Prix d'achat : 695 000 $. Trois logements, loyers annuels totaux : 49 800 $. Mise de fonds : 140 000 $ (20 %, investisseur pur). Dépenses d'exploitation annuelles : 14 200 $ (taxes, assurances, déneigement, entretien ; locataires payant leur chauffage). Mensualité hypothécaire sur 555 000 $ au taux fixe 5 ans 4,69 %, amorti 25 ans : environ 3 149 $/mois.

  • RNE annuel : 49 800 − 14 200 = 35 600 $
  • TGA : 35 600 ÷ 695 000 = 5,12 %
  • MRB : 695 000 ÷ 49 800 = 13,96
  • Cashflow net mensuel : (35 600 ÷ 12) − 3 149 = −182 $/mois

Verdict probable : à optimiserdans la conjoncture 2026. Le projet n'est pas autosuffisant en cashflow, mais le déficit reste limité face aux revenus de capitalisation (≈ 13 500 $/an de capital remboursé par les locataires en année 1) et au potentiel d'appréciation. Si vous étiez proprio-occupant, la mise de fonds tomberait à 10 % (70 k$), augmentant la mensualité mais éliminant un loyer perso : le calcul bascule alors souvent en zone solide. Un courtier hypothécaire spécialisé identifie la combinaison qui fait passer ce projet en zone « solide ».

Préparer le financement

Quelle mise de fonds prévoir pour un immeuble locatif au Québec ?

Le pourcentage minimum de mise de fonds dépend du nombre de logements, de votre statut (proprio-occupant ou investisseur pur) et de l'admissibilité de l'immeuble aux programmes d'assurance prêt. Quatre cas couvrent la quasi-totalité des projets de primo-acheteurs.

Cas 1 · Le plus accessible

Duplex, proprio-occupant

5 % minimum

Si vous habitez l'un des deux logements et que la propriété est votre résidence principale, vous bénéficiez du régime d'hypothèque assurée (SCHL, Sagen, Canada Guaranty). La mise de fonds minimale tombe à 5 % sur la première tranche de 500 000 $ et 10 % au-delà, jusqu'à un prix d'achat plafonné à 1,5 million depuis le 15 décembre 2024.

Prime d'assurance prêt à prévoir, intégrée à l'hypothèque. Comptez 2,8 à 4 % du montant emprunté selon le ratio prêt-valeur.

Cas 2 · Triplex proprio-occupant

Triplex avec votre logement

10 % minimum

Sur un triplex où vous occupez l'un des trois logements, la SCHL et les autres assureurs prêt acceptent une mise de fonds de 10 %. C'est le scénario le plus exploité par les primo-acheteurs de plex au Québec, et celui que les courtiers spécialisés savent optimiser le plus. Le même taux de 10 % s'applique au quadruplex proprio-occupant.

Les loyers des autres logements peuvent être en partie pris en compte dans votre capacité d'emprunt : point clé à valider avec un courtier hypothécaire.

Cas 3 · Investisseur pur

Duplex, triplex ou quadruplex, sans y vivre

20 % minimum

Si vous achetez purement pour investir sans habiter l'immeuble, la mise de fonds minimale passe à 20 % pour un duplex, un triplex ou un quadruplex. C'est l'hypothèque conventionnelle, sans prime d'assurance prêt, mais avec un dossier de qualification plus exigeant, notamment sur la prise en compte du revenu locatif au prêteur.

Sur un triplex à 595 000 $, prévoyez minimum 119 000 $ de mise de fonds, plus frais de notaire et taxe de bienvenue.

Cas 4 · Le seuil supérieur

Plex de 5 logements et plus

20-25 % selon le prêteur

À partir de 5 logements, l'immeuble bascule en logique de financement commercial. Les institutions financières exigent généralement un minimum de 5 portes pour considérer un prêt comme « commercial ». La mise de fonds minimale est de 20 % mais grimpe souvent à 25 % selon le prêteur, et les critères de qualification se durcissent (ratio de couverture de dette 1,20-1,30 minimum, cap rate exigé). Hors du périmètre primo-acheteur typique.

Sur un plex 6 logements à 850 000 $, prévoyez 170 000 à 212 500 $ minimum, plus une réserve pour les frais de mise en place.

Au-delà du minimum réglementaire :une mise de fonds plus élevée réduit la mensualité hypothécaire et fait basculer plus facilement le verdict en zone « projet solide ». Mais elle mobilise du capital qui aurait pu servir ailleurs (rénovation, autres placements). C'est précisément l'arbitrage qu'un courtier hypothécaire spécialisé sait optimiser : trouver le pourcentage qui maximise votre cashflow sans assécher vos liquidités.
Étape suivante

Comment financer l'achat d'un immeuble locatif au Québec

Une fois la rentabilité validée par l'outil, la prochaine étape est le financement. Et c'est là que se joue souvent la viabilité réelle du projet : le bon prêteur, la bonne structure et le bon courtier peuvent faire basculer un projet « à optimiser » en « projet solide ».

Hypothèque assurée vs hypothèque conventionnelle

Pour un projet de plex au Québec, deux régimes principaux coexistent. L'hypothèque assurées'adresse aux proprio-occupants jusqu'à 4 logements, avec une mise de fonds inférieure à 20 % et le bénéfice d'une couverture par la SCHL, Sagen ou Canada Guaranty. En contrepartie, vous payez une prime d'assurance prêt intégrée à l'hypothèque, qui représente typiquement 2,8 à 4 % du montant emprunté.

L'hypothèque conventionnelle, elle, s'applique aux mises de fonds de 20 % et plus, ou aux investisseurs purs. Pas de prime d'assurance prêt, mais des critères de qualification plus stricts, notamment sur la prise en compte du revenu locatif. Les banques traditionnelles n'acceptent souvent qu'un pourcentage du loyer brut potentiel dans le calcul de votre capacité d'emprunt ; les prêteurs spécialisés, eux, peuvent aller jusqu'à 80 % voire 100 % selon le profil.

Pourquoi passer par un courtier hypothécaire spécialisé en immeubles à revenus

Un courtier hypothécaire généraliste maîtrise les prêts résidentiels classiques. Un courtier hypothécaire spécialisé en immeubles à revenusconnaît un univers différent : les prêteurs alternatifs (B-lenders, prêteurs spécialisés multilogement), les programmes assurance prêt sur plex, la qualification créative du revenu locatif, les structures d'achat (en nom personnel, en société, en cofiducie), et les négociations sur les taux applicables aux investisseurs.

Sur un projet à marge serrée (celui que l'outil verdict « à optimiser »), la différence entre un courtier généraliste et un spécialiste peut représenter 50 à 150 points de base sur le taux, ou 5 à 15 % sur la prise en compte du revenu locatif. Sur 25 ans d'amortissement et une hypothèque de 450 000 $, ça change le cashflow mensuel de plusieurs centaines de dollars.

  • Accès à des prêteurs hors banques traditionnelles, souvent moins exigeants sur la qualification du revenu locatif.
  • Maîtrise des programmes SCHL, Sagen et Canada Guaranty appliqués aux plex.
  • Capacité à structurer le dossier pour maximiser le ratio prêt-valeur.
  • Connaissance des règles fiscales attachées au statut proprio-occupant vs investisseur pur.
À savoir

Réseau Proxymmo × Multi-Prêts pour les projets de plex

Pour les projets d'immeubles à revenus, Proxymmo travaille avec des courtiers hypothécaires du réseau Multi-Prêts spécialisés en plex au Québec. Le bilan financier produit par cet outil peut être transmis à un courtier pour validation et optimisation : accès à plusieurs prêteurs, qualification du revenu locatif, structures spécifiques. Une demande de mise en relation est disponible plus bas : gratuit, un seul courtier sélectionné, vous gardez le contrôle.

Terminologie

Duplex, triplex, plex : de quoi parle-t-on exactement ?

Au Québec, le vocabulaire des immeubles à revenus est codifié et chaque terme déclenche un régime de financement spécifique. Connaître la nomenclature évite les malentendus avec votre courtier et votre prêteur.

2 logements

Duplex

Immeuble à deux logements distincts, généralement superposés. Le format le plus accessible pour un primo-acheteur. Si vous occupez l'un des deux logements, vous entrez en régime hypothèque assurée avec mise de fonds dès 5 %. C'est aussi le type d'immeuble le plus liquide à la revente.

3 logements

Triplex

Trois logements distincts. Format roi du primo-acheteur de plex au Québec, surtout à Montréal et Québec où le triplex est emblématique. Proprio-occupant à 10 % de mise de fonds, ou investisseur pur à 20 %. Les loyers des deux autres logements peuvent contribuer à votre capacité d'emprunt.

4 logements

Quadruplex

Aussi appelé « quad ». Toujours dans le périmètre résidentiel pour la SCHL si proprio-occupant (jusqu'à 4 logements inclus). C'est la dernière marche du régime hypothèque assurée. Au-delà, on bascule en commercial.

5 logements et plus

Plex 5+ et immeubles à logements multiples

À partir de 5 logements, le financement bascule en logique commerciale (hypothèque commerciale, mise de fonds 25 % minimum, qualification basée sur le DSCR, Debt Service Coverage Ratio). C'est l'univers des investisseurs aguerris, hors périmètre du primo-acheteur typique.

Terme générique

Plex

« Plex » est le terme générique désignant tout immeuble multi-logements dans la culture immobilière québécoise. Un duplex est un plex ; un triplex aussi. À l'oral, « j'achète un plex » peut désigner n'importe quoi entre 2 et 8 logements selon le contexte. Précisez toujours le nombre exact d'unités à votre courtier hypothécaire.

Immeuble à revenus

Immeuble à revenus / immeuble locatif

Synonymes désignant tout immeuble qui génère des revenus de location. Ces termes sont préférés dans les documents officiels (actes notariés, baux commerciaux, déclarations fiscales). « Immeuble à logements multiples » (ILM) est le terme employé par la SCHL et les prêteurs pour les immeubles de 5 logements et plus.

À éviter

Les 5 erreurs les plus fréquentes

Ce que les primo-acheteurs ratent le plus souvent quand ils calculent la rentabilité d'un premier plex au Québec. Évitables, mais rarement évitées.

01

Confondre rentabilité brute et cashflow net

Le vendeur cite la rentabilité brute (loyers ÷ prix) parce qu'elle paraît attrayante. C'est un chiffre flatteur mais incomplet. Le seul qui compte vraiment, c'est le cashflow net mensuel après hypothèque et après toutes les charges. Notre outil corrige cette erreur automatiquement.

02

Sous-estimer les dépenses récurrentes

Les fiches de vente présentent souvent des dépenses optimistes (entretien réduit, vacances locatives à zéro, gestion gratuite parce que le propriétaire la fait lui-même). Comptez systématiquement : 3 à 5 % des loyers en provision pour vacance et mauvais payeurs (le marché locatif est tendu au Québec mais zéro est irréaliste sur 10 ans), 1 à 2 % du prix d'achat en entretien annuel, des taxes municipales qui montent avec le rôle d'évaluation. Et n'utilisez jamais les dépenses du vendeur ; utilisez les barèmes SCHL, c'est ce que la banque fera.

03

Oublier le coussin de sécurité après mise de fonds

Mettre 100 % de ses liquidités en mise de fonds, c'est s'exposer à la moindre vacance, à la moindre réparation imprévue. Gardez systématiquement 3 à 6 mois de charges en réserve. Mieux vaut une mise de fonds un peu plus faible et un coussin solide, qu'une mise de fonds maximisée et une tension de trésorerie permanente.

04

Compter trop fortement sur la hausse de loyers

Au Québec, les loyers sont encadrés par le Tribunal administratif du logement (TAL). Les hausses annuelles sont plafonnées par des indices calculés. Un bail à 850 $ ne devient pas 1 200 $ en deux ans sauf changement de locataire. Calculez votre rentabilité sur les loyers actuels, pas sur le potentiel.

05

Choisir le mauvais courtier hypothécaire

Un courtier généraliste vous obtiendra un bon taux résidentiel, mais ratera peut-être les nuances qui changent tout sur un plex : la qualification du revenu locatif, les programmes assurance prêt spécifiques, les prêteurs alternatifs. Sur un projet à marge serrée, un courtier spécialisé en immeubles à revenuspeut faire la différence entre verdict « à reconsidérer » et « projet solide ».

Questions fréquentes

Réponses aux questions courantes

Qu'est-ce qu'un immeuble locatif au Québec ?

Un immeuble locatif est un bien immobilier qui génère des revenus de location. Au Québec, le terme englobe les duplex (2 logements), triplex (3 logements), quadruplex et quintuplex (4-5 logements), plex 6+ logements, et les immeubles à logements multiples sans limite supérieure. Au-delà de 5 logements, le financement bascule en logique d'immeuble commercial avec des critères distincts.

Comment calcule-t-on la rentabilité d'un immeuble locatif ?

La rentabilité d'un immeuble locatif se mesure à plusieurs niveaux : le revenu brut potentiel (loyers et revenus accessoires), le revenu net d'exploitation ou RNE (revenus bruts moins dépenses d'exploitation hors hypothèque), et surtout le cashflow net (RNE moins paiements hypothécaires moins éventuelles vacances), exprimé en surplus mensuel. Notre calculateur isole chacune de ces couches et présente un verdict basé sur le cashflow réel après toutes les charges.

Quelle mise de fonds prévoir pour un duplex ou un triplex ?

Pour un duplex ou triplex au Québec, la mise de fonds varie de 5 % (proprio-occupant, programme assurance prêt SCHL ou Sagen) à 20 % (investisseur pur, sans assurance prêt). Pour un quadruplex et plus, la mise de fonds minimale est de 20 % et les critères de qualification deviennent plus stricts. Pour un plex de 5 logements et plus, on bascule en logique d'immeuble commercial avec des critères encore plus exigeants.

Quelle différence entre rentabilité brute et cashflow net ?

La rentabilité brute est un ratio simple : revenus locatifs annuels divisés par le prix d'achat. Elle ne tient compte ni des charges réelles ni du financement. Le cashflow net mesure le surplus mensuel après toutes les charges (taxes, énergie, entretien, assurance, déneigement, vacances, gestion) et après le paiement hypothécaire. C'est le seul chiffre qui dit si l'immeuble vous coûte ou vous rapporte mensuellement. Notre outil prend en compte le cashflow net.

Que veut dire « projet solide », « à optimiser » ou « à reconsidérer » ?

Ces trois étiquettes synthétisent indicativement la santé financière du projet après calcul. Projet solide : l'immeuble dégage un surplus mensuel net après toutes les charges. À optimiser : la marge est étroite mais peut être redressée via mise de fonds, structure de financement ou prix d'achat négocié, situation très courante en 2025-2026 pour des plex urbains avec mise de fonds standard. À reconsidérer : le cashflow est nettement négatif et un paramètre fondamental du projet doit être revu. Les seuils précis dépendent de votre profil et de votre stratégie (rendement immédiat vs création de valeur à long terme). Un courtier hypothécaire spécialisé affine cette lecture selon votre dossier réel.

Comment financer l'achat d'un immeuble locatif au Québec ?

Le financement passe par une hypothèque assurée (SCHL, Sagen, Canada Guaranty) si la mise de fonds est inférieure à 20 % et le projet éligible (généralement proprio-occupant jusqu'à 4 logements), ou par une hypothèque conventionnelle au-delà. Les banques offrent des produits standard, mais un courtier hypothécaire spécialisé en immeubles à revenus accède à des prêteurs spécialisés, à de meilleurs taux et à des structures plus flexibles : un avantage souvent décisif sur des projets à marge serrée.

L'outil convient-il aux primo-acheteurs de plex ?

Oui. L'outil affiche par défaut les champs essentiels au calcul (12 champs sur l'étape immeuble), et masque les détails avancés (taxe d'eau, ascenseurs, équipement loc., etc.) derrière un bouton repliable. Les définitions techniques (RNE, cashflow, mise de fonds) sont expliquées dans les sections de la page. Pour un primo-acheteur qui découvre le sujet, c'est le point d'entrée le plus accessible au Québec.

Mes données sont-elles conservées ?

Si vous utilisez l'outil sans nous laisser votre courriel, aucune donnée personnelle n'est conservée. Les paramètres restent dans votre navigateur. Si vous demandez à être mis en relation avec un courtier hypothécaire spécialisé, vous consentez explicitement à la conservation de vos données dans ce but, conformément à la Loi 25 du Québec. Vous pouvez demander leur suppression à tout moment.

Prêt à passer à l'étape suivante ?

Faites valider votre projet par un courtier hypothécaire spécialisé en immeubles à revenus

Un seul courtier sélectionné dans le réseau Multi-Prêts, spécialisé en plex et immeubles à revenus, prend contact par courriel sous 24 h ouvrables avec un premier avis sur votre projet et les pistes d'optimisation possibles. Gratuit, aucun démarchage, vous gardez le contrôle.

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